09 décembre 2009
Eärwenn, les messagers de la lande - Résumé et extrait
Parution de mon 3ème roman "Eärwenn, les messagers de la lande" aux Editions Laura Mare, plus tôt que prévu !!!!!! Aux dernières nouvelles le manuscrit part très bientôt chez l'imprimeur...
Résumé :
Pierrig De Collmeuc, marin breton disparait en mer, à quelques encablures du Cap Fréhel. Son corps reste mystérieusement introuvable. Sa petite fille Eärwenn, rescapée et témoin de l’accident, surnommée la petite fée de la lande, et son amoureux Thierry, jeune journaliste et romancier parisien, entament un an plus tard une recherche qui les entraîne dans les galeries souterraines creusées par les templiers, entre le Fort La Latte et la chapelle de Saint Sébastien. Aidée par les " messagers " de la lande, Eärwenn s’oppose à un énigmatique personnage, le vieux Charles-Henri de la Hunaudaye, féru d’histoire et d'archéologie.
Récit d’amour et d’aventure, cette fiction emporte le lecteur à travers le temps et l’espace, dans une quête de la vérité pas toujours lumineuse… avec pour fil conducteur le protocole secret de la prophétie de Jean de Jérusalem et les secrets de la lande aux mirages au cœur d'un territoire breton imprégné de mystères et d'énigmes heureusement jamais résolus.
Extrait :
1
La lande fleurie exhale toutes les senteurs de l’été naissant. Une explosion de couleurs agrémente le tableau sur une palette où se marient, entre autres nuances, les verts des fougères et le voile pourpre des bruyères. Le tapis jaune des ajoncs illumine l’ensemble avec le blanc des fleurs côtières. Le tout baigné d’une pure harmonie de bleus que l’horizon délimite d’est en ouest bien au delà du Cap Fréhel. Quelques semaines avant l’arrivée massive des touristes, Eärwenn profite pour un peu de temps encore de la solitude et de la sérénité toute particulière de la lande aux mirages. Solitude n’est pourtant pas le terme adéquat. Elle ne s’y sent jamais tout à fait seule.
Les signes deviennent trop évidents. Pourquoi n’a-t-elle pas eu l’idée de les répertorier plus tôt ? La liste serait longue à ce jour de toutes ces preuves accumulées depuis son enfance. Des signes pourtant qu’elle estime trop subjectifs pour le cartésianisme de certains. A quoi bon lister des preuves immatérielles qui ne convaincraient que les simples d’esprit ? C’est ainsi que l’on nomme encore de nos jours les esprits ouverts à d’autres niveaux de conscience. Elle est persuadée depuis longtemps que c’est ainsi qu’on la perçoit : comme une " innocente ", celle qui parle au vent et aux nuages, aux arbres, aux minéraux et aux vagues de l’océan. L’époque n’est pas si lointaine où l’on envoyait au bûcher les filles comme elle. Pourtant les signes sont là, tellement présents, tellement visibles. Elle ne comprend pas l’aveuglement qui l’entoure. " Un jour, ils verront, tout comme moi, la réalité pour l’instant invisible… un jour leurs yeux s’ouvriront et … rira bien qui rira le dernier ".
Dans un éclat de rire lancé vers le ciel, Eärwenn poursuit son escalade accompagnée par les cris des mouettes et le chant de la mer. Celle-ci est calme aujourd’hui. La jeune fille a pu débuter l’ascension au pied de la falaise, là où les vagues viennent lécher à marée haute le granit rose de la côte. Débordante de vitalité elle ne ménage pas son corps. Chaque jour un nouveau pan de falaise la met au défi d’accéder à son sommet, les mains nues, sans accessoire aucun. Sans aucune peur ni appréhension non plus. Son corps et la roche ne font plus qu’un. Que pourrait-elle craindre ? Du plus loin qu’elle se souvienne elle n’a jamais eu à se plaindre de son amie la falaise. Elle se sait protégée. Depuis toujours. C’est comme ça. Tant pis si cela dérange les autres, les jaloux. Eärwenn sait, un point c’est tout. Elle sait sans comprendre, mais cela lui suffit.
Aujourd’hui encore, dans la clarté lumineuse de ce premier matin d’été, elle grimpe légère comme un cabri, entêtée et pugnace, le corps et l’esprit tendus vers le but désiré, la crête, la cime, le sommet. Véritable élévation mystique où elle puise force et énergie, puissance et volonté. Elle l’aperçoit parfois. Vision fugitive, là haut, sur la falaise, à contre-jour. Elle sourit de cette présence familière. Depuis sa plus tendre enfance, il la suit dans toutes ses escapades, de loin, comme s’il surveillait ses moindres gestes. Présent mais silencieux. Discret mais vigilant. Souvent invisible, toujours protecteur. Elle sait qu’elle n’a rien à craindre : son ange gardien veille sur elle. Parfois elle s’interroge. Comment un ange peut-il autant ressembler aux humains ? A bien le regarder il n’a rien d’angélique. Ni ailes, ni beauté du diable. On dirait un homme, un simple mortel. A l’apparence toujours nouvelle, comme s’il voulait la surprendre à chaque fois. Eärwenn pourtant en est persuadée : cet homme-là, qui la suit, qui l’épie, qui la surveille, qui apparait soudainement aux endroits les plus improbables, est bien là pour la protéger, elle ! Celui qu’elle préfère c’est celui dont le corps tout entier semble illuminé de l’intérieur. Mais l’ange d’aujourd’hui n’a pas d’aura. Il parait aussi tellement plus vieux. Tant pis se dit-elle, même sans aura, même vieux, il saura quand même me raconter d’autres sortilèges, d’autres secrets de la lande…
" Et si j’essayais de le semer ? " Eärwenn, joueuse, tente l’impossible. Se rendre invisible à son tour. Sans obstacle la vie n’est-elle pas bien moins fascinante ? La voilà qui redouble d’énergie et pousse ses limites. Contournant la paroi qui lui fait face, elle découvre derrière un fourré d’épineux une anfractuosité. Un espace si fin qui lui laisse à peine la place de se faufiler. Elle s’y engage, le cœur battant plus vite à l’idée de jouer un bon tour à son " ange ". La faille se dégage vers le haut. Eärwenn poursuit donc son escalade à l’abri de tous regards. Ses mains aguerries à de plus difficiles ascensions agrippent chaque aspérité comme un appui sûr. Son dos, ses genoux, ses jambes, tout son corps se colle à la roche et s’arque boute pour avancer vers le haut. Toujours plus haut. Vers la lumière. Heureuse d’avoir trouvé cette fissure qui va lui faire gagner la course vers le sommet, elle avance sourire aux lèvres et joie au cœur.
" Peste soit de la gamine ! Où est-elle passée ?" Le vieil homme enrage. Il scrute la paroi rocheuse, se penche tant qu’il peut au bord de la falaise et découvre avec consternation qu’il s’est laissé berner.
...
Copyright Liza Lo Bartolo Bardin
13 septembre 2009
Les habits de chair
A découvrir sur :
http://editionsflammesdame.over-blog.com/
23 mai 2008
Quelques critiques pour l'Ange de Rio
La dernière en date (Mail de Marie assistante réalisatrice et assistante de production)
Pour en revenir à ton livre, j'ai trouvé ton style limpide et prenant. L'intrigue est bien ficelée sur fond de spiritualité ; le bien contre le mal. Tes personnages sont envoutants, sympathiques, énigmatiques et diaboliques, un thriller comme je les aime, de la même lignée que mes auteurs français préférés tels que Guillaume Musso, J.Christophe Grangé ou Marc Lévy dont je suis une fervente admiratrice.
Aujourd'hui, toi aussi, tu fais partie de ces grands auteurs, je suis fière et honorée d'avoir fait ta connaissance, même si notre rencontre à Maubec fut brève.
Je connais un peu ton "histoire", ta maladie et tes souffrances, ce qui n'empêche pas ton dynamisme et optimisme, ta joie de vivre et d'écrire et l'immense Foi qui t'anime.
Moi aussi, comme beaucoup de tes amis et admirateurs, je suis convaincue de la beauté de ton âme. La beauté de l'âme, de l'esprit, du coeur, ce sont les vrais dons de Dieu.
Je te souhaite beaucoup de bonheur et de courage, continue à nous faire rêver.
A quand l'écriture du scénario de l'Ange de Rio ? Cela ferait un très bon film.
J'ai constaté que tu étais bien informée sur l'univers d'un tournage. As-tu pris tes renseignements sur le terrain ou t'es-tu simplement documentée ?
Je t'embrasse bien fort.
Marie
Encore une (un copié-collé de son mail du 10 mai 2008)
Coucou ! Bonjour Liza !
Désolée d'avoir été longue à te répondre mais je t' avais dit que je n' étais pas une grande lectrice et j'ai donc profité de ce long week-end où je ne travaillais pas pour lire L' Ange de Rio.
J'ai laissé une commentaire sur la page de l'Ange de Rio (Overblog) et j'espère que tu l'auras réceptionné.
Avant d' avoir pris connaissance des "critiques" (bou ! je n' aime pas ce mot) je disais à mon époux que ton histoire ferait un excellent scénario pour un film et je lui ai tellement parlé en termes élogieux de ton livre (qu'il me voyait lire sans lever le bout de mon nez) qu 'il s'est pris à me dire: "ok ! je le lirai"
Donc, comme tu as du le deviner j'ai beaucoup aimé ta Laura et son Raphaël, Philippe et sa diabolique mais amoureuse épouse, la fragile Maïlys et puis tous les collaborateurs du film....
et j' ai bien haï ce perfide Angel !!
Les personnages sont bien décrits dés le début ce qui permet de se faire un portrait mental de chacun d'eux ce qui facilite la lecture.
Une fois le menu annoncé, il n'y a pas de place à l'ennui tant les évènements s'enchaînent rapidement et on a une seule envie c'est de lire, lire sans s' arrêter tellement on est impatient de tout découvrir, tout comprendre de ce qui est une véritable machination !! Je te le redis j'ai vraiment beaucoup aimé et puis c'est actuel et moi j'aime ça !
Tu parles de la voix de Sarah Brightman la comparant à la voix d'un ange, et en effet j'ai découvert il y a peu de temps cette chanteuse dont la voix m'a véritablement émue.
Et, lors d'un sondage amusant sur Thierry où l'on nous demandait le nom d' une chanteuse qui pourrait faire un duo avec Thierry, j' avais tout de suite pensé à Sarah Brightman......l' union de deux voix cristalines....
J'ai aimé cette phrase de Goethe:
"Le meilleur de nos convictions ne peut se traduire par des paroles. Le langage n'est pas apte à tout".
J'ai eu ma petite larme, car ton livre dégage beaucoup d'émotions, à ce passage:
"Alors la petite fille qui dévorait tout ce qu' elle trouvait à lire, qui se nourrissait de rêves et d'illusions, serrait contre elle son prix de fin d' année de toutes ses forces, aussi fort qu'elle aurait souhaité être serrée et embrassée".
Et un sourire pour ce terme à propos de Laura :
"....et le sac de reporter en bandoulière se décide à passer l' obstacle, non sans avoir prié au fond de son coeur les services spéciaux du Bon Dieu, les anges gardiens, de l'aider dans son évasion".
Merci pour ce bon moment de lecture Liza et puisque le corp d' Angel est resté introuvable peut- être y aura t' il une suite à cet Ange de Rio.....
Ton livre est quoi qu'il en soit un excellent scénario pour un film: j'en suis certaine !
Bisous à toi Liza !!
Sylvette
Isabelle MENETRIER - Ecrivain (Rennes)
L'ange de Rio
Ce livre s'avère une agréable surprise car je l'ai lu d'une traite. L'auteur décrit à merveille l'univers du théâtre, du cinéma, voire de la photographie et de ces comédiens passionnés pour lesquels la vie se résume à « jouer sinon rien ».
L'auteur nous promène du Nord au Sud de la France , entre le bassin minier et le Festival d'Avignon. Nous avons même droit à une escale à Rio de Janeiro ! L'intrigue est bien ficelée, on avance et on recule, croyant comprendre et révisant nos déductions. Nous découvrons les personnages, se dévoilant les uns romantiques, sympathiques, les autres énigmatiques, diaboliques, au fur et à mesure que l'histoire se tisse.
Magie blanche contre magie noire, tortures, courses poursuites, vengeances, on va de surprise en surprise. Les premières pages démarrent en douceur, comme un simple roman d'amour, pour aller crescendo vers le thriller psychologique, horrible autant qu'haletant.
Pour un premier ouvrage, c'est un coup de maître. Dorénavant, à peine Liza Lo Bartolo Bardin sortira-t-elle un livre, je l'achèterai. De confiance. Pas par sympathie, ni complicité entre écrivains « non médiatisés ». Mais comme on achète sans réfléchir « le dernier » d'Untel.
Parce que c'est génial.
Génial !,
Commentaire de : "sarvane" -
J'ai adoré ce livre, je l'ai dit un peu partout où je le pouvais pour faire de la pub à cet auteur qui vraiment le mérite (par blogs, forums, etc...). C'est un roman haletant, que l'on ne peut pas lâcher tant que le mot fin n'apparaît pas. Du grand art ! Une belle surprise littéraire !
Un vraie réussite !
Commentaire de : Virginie -
L'Ange de Rio, c'est avant tout un livre passionnant, riche en rebondissements, qui nous tient en haleine de la première à la dernière page. L'intrigue se déroule dans le milieu du cinéma et du théâtre, mélangeant habilement romance et intrigue policière avec une touche de surnaturel. Les lieux et les personnages sont particulièrement bien dépeints, créant ainsi toute une ambiance qui renforce le mystère et le suspens. Emotions et frissons garantis ! Un livre à lire d'urgence, en une seule traite !
De Richard KELLER (Savoie) Auteur de polars
Voilà j’ai lu l’Ange de Rio que j’ai
beaucoup aimé.
J’avoue que la structuration du récit m’a un peu dérouté au début, mais très vite je me suis immergé. La plongée au cœur d’une petite troupe de théâtre laisse entrevoir le vécu de Liza. Le côté secte satanique apporte de l’irrationnel dans l’histoire qui au demeurant attire irrémédiablement le lecteur vers la page suivante. Le style est alerte, clair sans superflu.
J’ai passé un excellent moment sur cet ouvrage et cela me donne envie de lire tes autres livres
Pour ceux qui aiment le théâtre, l’amour, le suspense et la vie, ce livre est un condensé de tout ça avec en prime l’énergie de Liza.
A lire sans modération le plus tôt possible.
De David Duval (Aix en Provence)
Metteur en scène et comédien
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Pris (hélas ?) par l'expresso-quotidien, j'ai profité d'une semaine de vacances pour goûter le temps de lire, puis de dévorer ce roman prétexte à scénario.
Pour l'essentiel de cette histoire, c'est comme prendre le TGV pour la première fois. Il sort de la gare très doucement ; mouai... un peu déçu. Le train rejoint le réseau général ; mouai... pas très impressionnant. Lorsque la ligne est adaptée, le Train à Grande Vitesse s'exprime enfin ; le paysage défile pour laisser place à toutes les subtilités environnementales qu'est notre beau pays, la France. C'est tellement grisant qu'à peine remis de nos émotions, nous sommes déjà arrivés à destination, presque tristes qu'il faille déjà descendre du train. Eh bien l'ouvrage de Liza, c'est ça !
Peut-on remettre en doute mon objectivité puisque je connais l'auteur ? Je sais le talent de Liza mais là... elle m'as bluffé ! A quand le prochain ?
Ma critique est sincère mais répond de la sensibilité qui m'est propre. La meilleure façon de vous faire votre propre opinion est de lire "l'ange de Rio". Vous aimerez ou détesterez mais ne resterez pas indifférents.
Le "Da Vinci Code" n'a qu'à bien se tenir ! ;-)
De Christian (Lyon)
J'ai beaucoup aimé toute la partie du bouquin qui traite de l'intrigue policière au sein d'une troupe de théâtre avignonnaise projetée dans le nord de la France à l'occasion du tournage d'un film. A travers ses personnages l'auteur nous fait revivre ses souvenirs de petite fille, ses espoirs, ses angoisses et ce sont des moments très émouvants.
Puis tout bascule! Et là j'adhère plus difficilement, non pas que l'intrigue perde en intensité ou en rebondissements mais plutôt parce qu'on aborde un sujet qui me fait définitivement fuir: les sectes, les emprises maléfiques...mais ce n'est qu'une question d'intérêt littéraire personnel.
Par sa description d'un milieu où elle a passé les plus belles années de sa vie, par la nostalgie qui se dégage de l'aventure théâtrale vécue, Liza touche le lecteur. On s'approprie son histoire et son angoisse du temps qui file et s'échappe...
De Catherine - Ecrivain, Toulon
Une histoire très romanesque avec pour thème les agissements sataniques d'une secte, pour toile de fond le tournage d'un film et pour personnages principaux deux femmes, l'une secrète et mystérieuse, l'autre dynamique et entreprenante.
Autant d'arguments pour nous donner l'envie de découvrir ce livre écrit et composé comme un scénario puisque l'auteur espère le voir un jour porté à l'écran.
Souhaitons lui la réalisation de ce projet !
De Mariethy - Enseignante - Pont sur Sambre
Un livre captivant de la première à la dernière page, une histoire bâtie comme un puzzle, où toutes les pièces s'imbriquent les unes dans les autres pour créer un tableau final étonnant. Des personnages aux multiples facettes qui nous entraînent dans leur univers:à la fois proche et lointain, où le profane se mêle au sacré. Un style fluide et clair qui nous montre des "images" changeantes à la façon d'un kaléidoscope. Des textes émaillés de pensées profondes à retenir et à méditer.
De Véronique - Enseignante et peintre - Rouen
Quand l'univers très coloré des comédiens, quand leur passion pour les beaux rôles et les beaux textes croise le monde ténébreux et cruel de l'ésotérisme et des sectes...... alors, naît dans l'imagination fertile de l'auteur, une histoire captivante, pleine de surprises et de rebondissements.
L'héroïne n'est pas du tout celle que tu crois, l'ange n'a rien d'un messager divin et la troupe de comédiens, dont tu partages les espoirs et les déboires, n'est pas non plus une troupe d'enfants de coeur !!!
L'écriture, belle et fluide, qui sait à merveille, "installer des ambiances", te tient en haleine jusqu'à la dernière page et le message qu'elle te donne est clair :
"Prends garde de ne jamais te perdre, quelles que soient les circonstances de ta vie!"
Bien qu'il ait été écrit comme un scénario, je classerais plutôt ce livre parmi les romans, même si sa forme actuelle n'est pas tout à fait "académique", vue sous cette perspective.
Ce cocktail détonnant mêlant amour, mystère et vengeance est à déguster..... sans modération !
De Monique - Sud Ouest - Retraitée
...j'avais peur de ne pas aimer le retour en arrière tout au long du roman (Flash-back), mais j'ai adoré et cela ne m'a pas gênée. Ta culture ..quasi générale, m'a stupéfaite ! Ton livre m'a captivée et j'attends le prochain avec impatience, car j'aime beaucoup ton style très "visuel". J'ai vu le film défiler dans ma tête ! Tu es géniale et je t'aime très fort ! Bisous petite Liza
De Francine RUELLAN, région parisienne - écrivain
J'ai été surprise par le début du récit. J'avais l'impression de nager en plein club des cinq et je me demandais, perplexe, si j'allais aimer ce genre.
Et puis, tout est parti à l'enlèvement de Laura, l'action a vraiment débuté et j'ai été transportée par l'intrigue jusqu'au bout sans plus me poser de questions.
Je tire mon chapeau à l'auteur qui maîtrise à la perfection son scénario et nous entraîne dans une fiction macabre et hallucinante. De l'action, du cynisme à souhait, on n'est pas déçu par le rythme du livre. Tout est bien mené du début à la fin.
Conclusion : l’Ange de Rio, un récit bien ficelé qui donne froid dans le dos. Tous les ingrédients sont réunis pour passer un très agréable moment.
De Marie-Laure BIGAND, région parisienne - écrivain
Et voilà, un nouveau livre lu et dévoré d'un auteur récemment découvert.
L'ange de Rio est un roman très bien écrit (votre écriture est belle Liza) où le passé se mêle habilement au présent entraînant le lecteur dans une aventure palpitante...
Ici l'intrigue rime avec les ressentiments des personnages dévoilant leur nature profonde au fur et à mesure de l'avancée de l'histoire.
Un livre à découvrir...
20 avril 2008
L'ANGE DE RIO, mon premier roman
Conçu comme un scénario, écrit en vue d'en faire un long métrage,
appel donc aux réalisateurs ou aux producteurs !
Synopsis ICI
214 pages - ISBN N° 978-2-916685-08-3 - 20 €
Roman - fiction suspense
Résumé :
Le voyage de Laura LORINO commençait pourtant bien. Elle se réjouissait de concilier travail et plaisir. La troupe allait se retrouver à l'autre bout de la France pour un tournage en extérieur, en décor naturel sur fond de paysage minier. Dès le premier jour du tournage, son ami et directeur de compagnie, le réalisateur Philippe SALIERI, se voit remettre par un motard tout de noir vêtu, un étrange message, à la fois avertissement et menace, lettre anonyme qu'il devine de provenance féminine. Lorsque les premiers incidents (ou accidents provoqués) surviennent sur le lieu du tournage, compromettant le bon déroulement de celui-ci, Laura et Philippe, sans se concerter, décident d'enquêter. Chacun de leur côté, ils mèneront leurs investigations et finiront après maints voyages virtuels du côté de leur mémoire, par croiser sur leur route un être démoniaque, sanguinaire et assoiffé de vengeance, un maître spirituel ayant pris le pseudonyme d'Angel ATROPOS. Au cours de ses recherches Philippe découvrira la véritable identité d'un autre personnage énigmatique : Maïlys GONNISSEN, sa co-scénariste, secrète, pudique à l'extrême, qui essaie tant bien que mal de se dissimuler de tous jusqu'au jour où le piège d'Angel Atropos se referme sur Laura. Le brouillard qui obscurcissait une partie de la mémoire de Philippe va finalement se lever au fil de l'action, et lui dévoiler l'horreur d'une vérité occultée depuis vingt ans. Vérité falsifiée, manipulée par son entourage le plus proche, sa femme Colette et ses amis Pascal et Solange Rousset.
En savoir plus sur l'auteur : son blog généraliste THEATRE MA VIE
Extrait :
« …
- Dans d'autres cas, intervint Angel, dont le regard limpide clair et froid comme un glacier effrayait toujours Michèle, dans certains cas, les actes de magie servent à contraindre les esprits. Un de nos amis, écrivain, explique ainsi dans son livre que la magie peut être mystique, et que dans ce cas, elle se fait la servante de la religion, qu'en pensez-vous ?
- Je… Je n'en pense rien. Je ne connais aucune de ces pratiques et… ça ne m'intéresse pas… parvenait-elle à articuler avec difficulté.
« Qu'on ne trouve chez toi personne qui fasse passer par le feu son fils ou sa fille, qui s'adonne à la divination, aux augures, aux superstitions et aux enchantements, qui ait recours aux charmes, qui consulte les évocateurs et les sorciers, et qui interroge les morts. »
L'ambiance de la fête avait évolué, presque imperceptiblement. L'éclairage électrique avait fait place à la lumière chaude de centaines de bougies théâtralement disposées dans tous les recoins de la vaste salle. Les tentures rouges en cascade sur les murs et les fenêtres lui donnaient à présent une allure de temple. La musique lancinante, envoûtante, le parfum des bâtons d'encens, le décor tout entier conféraient désormais à la soirée une toute autre dimension, solennelle, mystique.
- Je rêve… se disait Michèle. Pourquoi ai-je tant sommeil ?… Ce n'est pas l'alcool…
En effet, méfiante, elle s'était contentée d'une seule coupe du breuvage de Moïra. Et pourtant, tout son corps refusait de lui obéir, ses bras, ses jambes ne répondaient plus, ses yeux mêmes imploraient le repos… Seul son esprit restait suffisamment en éveil pour réaliser que, bien malgré elle, la drogue ingérée, elle ne savait pas de quelle manière, lui interdisait toute résistance physique. Philippe, emmène-moi loin d'ici, Philippe… Où es-tu ? Elle ne s'était même pas rendue compte de son départ. A quel moment a-t-il lâché sa main ?
Des dizaines de visages connus, inconnus, tels les masques grimaçants d'Halloween, volaient autour d'elle en une sarabande endiablée. Il lui semblait à présent que les masques se multipliaient, ils devenaient des milliers à voler autour d'elle. Moïra et Angel, parmi tous les autres, menaient le bal. La musique, de plus en plus forte et scandée faisait battre son cœur en lui imposant son rythme. Et Philippe ? Elle voulait crier son nom mais aucun son ne parvenait à sortir de sa gorge. Elle voulait se débattre et fuir mais son corps n'était plus qu'une poupée de chiffons à la tête lourde, lourde… Philippe… Où es-tu ? Sa seule défense était de fermer les yeux pour ne plus voir, comme une visière de protection pour filtrer l'horreur.
Elle sentait son corps soulevé, emporté à travers les pièces, descendu vers un obscur dédale de couloirs, elle n'entendait plus que des murmures et des chuchotements, et puis à nouveau la musique, une autre musique aérienne, magique et envoûtante, mais toujours au même rythme martelé et pénétrant. Si elle ouvrait les yeux par un effort pénible, elle croyait halluciner. Des ombres rougies par la lueur des torches, des ombres à la ressemblance d'hommes, des hommes aux torses nus portant des têtes hideuses de boucs.
Et toujours ce rythme qui la secouait. Ces percussions comme le bruit amplifié d'un cœur géant qui forçait le sien à battre à l'unisson. La peur lui dictait de fermer les yeux, mais l'angoisse plus forte la forçait à résister au poids énorme de ses paupières.
Et puis soudain, une sensation glaciale dans le dos. On venait de la déposer sur une surface dure et humide. Mains et chevilles aussitôt entravées par d'épaisses et lourdes menottes.
- Ouvre les yeux, Michèle…
La voix de Philippe !
… »
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