«Longtemps après que les poètes aient disparu, leurs chansons courent encore dans les rues…»  Peut-on en dire autant des paroles de nos politiciens?  Nous…  artistes, demeurons, nous restons au front des sociétés diffuses et tristes, nous chantons lorsque les autres pleurent, nous inspirons des vers que tous se rappellent pendant les guerres, pendant les temps de dépression, de difficulté…

     Nous n’avons jamais abandonné l’humanité et jamais ne l’abandonnerons…  Nous sommes toujours présents, pauvres ou riches….  acceptons de voir et de transcender le mal à travers nos mains, notre art.  Notre poésie, nos sculptures, nos tableaux traversent les époques, les mers, les murs intérieurs de nos souffles trop souvent brisés dans leur rêve.

     Oui, nos chansons courent toujours dans les rues, les chansons de l’esprit et de l’âme…  Est-il possible d’envisager une société sans âme et sans esprit?  Laissez-nous vous souffler les mots pour vous rappeler que la beauté du monde ne mérite pas d’être assassinée…

Sylvie-Maria Filion, Écrivaine

sylvie_fillion@sympatico.ca